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 For A Lonely Angel [Doctor Who, enfin... Plus ou moins.]

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▱ courrier : 231
▱ arrivée : 02/05/2014

MessageSujet: For A Lonely Angel [Doctor Who, enfin... Plus ou moins.]   Ven 2 Mai - 17:01

Prologue : Lost in Time
For A Lonely Angel




Disclaimer : Tous les personnages m'appartiennent, hormis les Daleks, les Seigneurs du Temps et le principe de le Guerre du Temps, copyrighté par la BBC, Steven Moffat et Russel T. Davies. Toute reproduction totale ou partielle de mes textes est interdite. Je ne touche pas d'argent pour mes écrits.

Rating : Aucun pour l'instant, je préviendrai dans les chapitres à venir si jamais il y a besoin.

Résumé : Être le dernier de son espèce. Être perdu sur une autre planète, à une toute autre époque. Voici le calvaire que vit Owen, un jeune extraterrestre à qui la vie réserve bien des surprises...

Note de l'auteur : Les références à Doctor Who ne sont que le fruit de mon cerveau malade, soyez indulgent...

Envoi de mon fichier par MP : Possible


Prologue : Lost in Time

"Journal d'Owen Zabarika. Jour Deux.

Imaginez-vous, juste un instant, sur une planète lointaine, très loin de la votre. Elle ne possède qu'un seul soleil, comme la votre, son atmosphère est respirable, comme celle de la votre... Sauf que ce n'est pas la votre. La votre a été détruite, par une Guerre. Une Guerre du Temps. Du Temps et de l'Espace. Une Guerre du Temps et de l'Espace qui a commencé entre deux grandes civilisations pompeuses appelées les Seigneurs du Temps et les Daleks.

C'est à cause d'eux, si je me suis retrouvé ici. Notre belle planète a été victime d'une de leurs batailles. Toute ma race a été anéantie par les Daleks. Trop visibles. Trop encombrante. Ils les ont tous rassemblés, ma mère, mon père, mes frères, sœurs, femmes, enfants, voisins et inconnus en tout genre. Ils les ont rassemblés avant de les larguer dans l'espace. J'ai eu le temps de voler un vaisseau et de fuir sur la planète la plus proche. Le Vaisseau m'a abandonné ensuite. Peut être étais-je trop encombrant pour lui aussi? Je ne sais pas.

En tout cas, la seule chose dont je suis à peu près sûr, c'est que l'espèce que je côtoie appelée "espèce humaine" semble pacifique. Je n'ai pas encore établi le contact, je ne peux pas encore en être certain.

Je m'appelle Owen Zabarika. Et je suis coincé sur Terre. Fin de transmission."

FICHE PAR MA DOCKY D'AMOUR QUI ME MANQUEEEEEUH .W.
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MessageSujet: Re: For A Lonely Angel [Doctor Who, enfin... Plus ou moins.]   Ven 2 Mai - 17:01

Chapitre 1 : Premier Contact
For A Lonely Angel




Il faisait nuit noire dans cette grande ville qu'était Cardiff. Les douze coups de Minuit avait sonné il y a peu de temps. Les derniers magasins encore ouverts étaient en train de fermer leurs portes, les bars jetaient les derniers ivrognes dehors, pour qu’ils puissent eux-même aller se coucher. Seuls les lampadaires brillaient encore dans la nuit, éclairant doucement les ruelles sombres. Près du Millenium Center, la grande colonne d’eau reflétait les douces lueurs des étoiles. Sur la place Rohald Dann, les deux derniers policiers encore en service étaient en train de bavarder tranquillement, un carton de pizza à moitié vide devant eux. Ils étaient censés être en service, mais, de toute évidence, encore une fois, rien ne se passerait cette nuit là.

Adossé contre un mur, une forme indistincte observait la scène, cachée dans l'ombre. Ses yeux bleus pâle illuminait la nuit, faisant luire doucement sa peau bleue océan. Les passants passaient devant elle sans jamais la remarquer, comme si elle était invisible aux yeux de tous. Owen n'osait  pas s'avancer, terrorisé à l'idée de s'approcher de cette espèce nouvelle, pour lui, en tout cas. Elle n’avait absolument rien à voir avec la sienne. Ils étaient blancs, le plus souvent, avaient des couleurs de cheveux allant du noir au vert fluorescent, ce qui l’avait étonné à un point inimaginable. Et enfin, ils avaient des goûts vestimentaires très primitifs, totalement signé du XXIème siècle. Avaient-ils déjà vus des extraterrestres avant lui? Comment réagiraient-ils en le voyant? Et s'ils le tuait? Tant de questions se bousculaient dans sa tête déjà bien remplie. Tellement de questions et aucune réponse à y apporter.

Il avait passé une bonne partie de la journée dans les égouts, à tenter de réparer le vaisseau déjà très endommagé. Trop endommagé. Il était évident que c’était une poubelle volante, totalement inutilisable. C’était d’ailleurs un miracle qu’elle est tenue jusqu’à cette planète sans se désintégrer dans l’atmosphère. Tous les circuits étaient déssoudés, la moitié des manettes de la console étaient rouillées et il était évident que le vaisseau avait été utilisé dans la Guerre du Temps, les traces de rayons Daleks mis en évidence sur les parois en terre cuite du Vaisseau. C’était d’ailleurs assez étrange que quelqu’un puisse voyager dans une colonne en pierre. Ce vaisseau devait certainement appartenir à un de ces vantards de Seigneur du Temps, les soi-disant défenseurs de l’Univers. Ils n’avaient rien fait pour sauver sa famille pourtant. Toutes ces mythologies sur eux, Owen avait baigné dedans étant petit. Il rêvait d’eux, s’amusait à les imiter. Et bien, tous ses rêves avaient été brisés par la destruction de sa planète. Il n’avait plus envie que d’une chose : tous les éliminer, jusqu’au dernier, ne se doutant pas que quelqu’un l’avait déjà fait avant lui…

Owen secoua la tête. Personne ne connaissait réellement le prétexte de cette Guerre idiote, qui avait pourtant englobé tout l’univers. Même les espèces les plus pacifiques et innofensives s’y étaient jetées dedans, tête baissée, sans réfléchir ne serait-ce qu’une seconde. Et où tout ça avait mené en fin de compte ? Des centaines de millions de morts, partout dans le temps et l’espace. Lorsqu’il est parti, ou plutôt, lorsqu’il a fuit, un ultime SOS avait été envoyé, dans l’espoir que quelqu’un arrête la progression de ces « Rois de l’Univers » qui ne mesurait absolument pas les dégâts que pouvaient faire leurs combats dans les galaxies alentours.

Le jeune extraterrestre regarda avec envie la nourriture humaine. Il n’avait rien mangé depuis deux jours, et les poubelles étaient bien vides sur les boulevards. Non, à la place, il préférait balancer leurs déchets par terre, encore fumant, les écrabouillant ensuite pour être sûr que personne d’autre n’en profite. Owen les craignaient réellement. Il sortit finalement de sa rêverie. Il devait bouger, les policiers remarqueraient tôt ou tard que quelque chose les épiaient. Les Humains étaient tellement faibles… Ils avaient peur du noir, de l’espace, des météorites… Et même de leur propre ombre. Certains étaient même terrorisés à l’idée de sortir de chez eux. Cette espèce était à la fois magnifique, terrifiante et totalement stupide. Tellement stupide qu’il se demandait bien comment elle avait pu survivre tant d’années dans le temps. Etant donné que l’espèce humaine était toujours présente à son époque.

Owen se figea soudain. Les deux policiers étaient immobilisés, les yeux braqués dans sa direction. Son sang ne fit qu’un tour dans ses veines. Il avait même peur de respirer. Il était repéré, il devait fuir. Un d’eux mis une main à sa ceinture. Il avait beau ne pas être médium, il avait suffisament étudié la guerre pour savoir ce qu’était une arme. Les deux policiers étaient bien dodus, bruns tous deux. L’un était très jeune, certainement au début de sa carrière, l’autre au contraire, devait avoir la cinquantaine à en juger par ses cheveux grisonnants. C’était d’ailleurs ce dernier qui pointait son arme en direction de l’extraterrestre.

« Qui êtes vous ? Pourquoi vous vous cachez ? demanda t-il d’une voix suffisament forte pour provoquer un long frisson dans le dos d’Owen. »

L’alien se mit à bouger nerveusement, ses longs doigts s’entremêlant et se démêlant à une vitesse inhumaine. Son cerveau fonctionnait à toute vitesse, cherchant un échappatoire. Il était trop tard pour ça, le plus vieil officier s’avançait dans sa direction, arme en avant, prêt à tirer. Owen se colla contre le mur, terrorisé. Il avait réellement redouté ce moment. Il n’était pas prêt. Le policier était désormais face à lui, les yeux écarquillés, sa main tremblant sous l’effet de la peur. L’extraterrestre aussi tremblait, collé au mur, incapable de ciller.

« Ne me faites pas de mal, je vous en supplie ! réussit à articuler Owen.
- Que… Qu’est ce que vous êtes ? Vous… Vous parlez notre langue, vous me comprenez ? »

Owen hocha timidement la tête. Le policier rangea son arme, voyant bien qu’il lui faisait peur. C’était peut être un Alien, rien ne lui empêchait d’avoir peur. Le Ifawilien, après tout, il venait d’Ifawlie, se détendit légèrement une fois l’arme baissée. Il restait néanmoins sur ses gardes, il ne savait pas de quelle armes disposaient naturellement les humains, et il n’avait pas vraiment envie de le savoir. Il avait déjà eu à faire à une femme capable de tuer un Judoon juste en le touchant, autant dire, qu’il n’avait pas très envie d’en faire l’expérience.

« D’où venez vous ? demanda le policier, légèrement destabilisé.
- De très très loin d’ici… Vous allez me tuer ?
- Non, bien sûr que non… Je…
- Laissez moi partir, je vous en supplie, je n’ai rien fait de mal… »

Le policier sembla soudainement inquiet, comme si le laisser fuir était une énorme bêtise. Owen observai l’arme, nerveusement. Allait-il tirer ? L’homme la tenait fermement dans sa main. Cela devait l’aider à rester calme, songea t-il. Puis, soudainement, il s’écarta. L’alien ne se fit pas prier deux fois et détala comme un lapin.

Il courut une longue distance, sans se retourner, tournant à chaque coin de rue, juste pour être certain qu’il n’était pas suivi. Après avoir tourné à un dernier corner, il sauta dans une plaque d’égout ouverte. Il se retrouva nez à nez avec « son » vaisseau. Il était peu ordinaire. Il fallait oser créer un vaisseau en marbre. Il se surprit à penser que son précédent pilote devait avoir beaucoup de mal à le piloter. Lui pardonnerait-il un jour ? De toute façon, avec la Guerre, il se ferai sans doute tuer et ne rentrerai jamais.

Le vaisseau était gigantesque, de l’intérieur seulement. Owen n’avait pas encore exploré toutes les pièces, il préférait se concentrer sur la salle de contrôle, ayant peur de découvrir des choses personnelles, qui appartenaient au Seigneur du Temps habitant ce vaisseau. Néanmoins, il savait que son propriétaire était doué en Physique. D’innombrables objets trainaient un peu partout, dont certains qu’il n’avait pas encore identifié. C’était assez étrange, mais il ne se sentait pas à l’aise, comme si le Vaisseau était en vie et lui en voulait. Il en était persuadé en réalité.

Autre chose, il ne pouvait absolument pas conduire cet engin. Les Seigneurs du Temps utilisaient une écriture qui incluaient des cercles, dans des cercles, dans des cercles. Peut être que pour eux, cela voulait dire quelque chose, mais pour Owen, ce n’était que des dessins décoratifs. Mais s’il aurait pu les comprendre, ça lui aurait quand même était pas mal utile. L’extraterrestre se remémora la journée de la veille.

Il se souvenait de tout, de ces formes robotiques, venues des étoiles. Ils avaient rassemblé tout le monde au beau milieu de la place centrale de Anelametazanine, sa ville natale. C’était une petite ville, la plupart des gens y mourraient de faim avant l’âge de vingt ans. Les plus chanceux qui dépassait cet âge là, étaient emmenés dans les mines de la planète. Lui n’avait que dix-neuf ans. Heureusement d’ailleurs.

La planète était divisée en cinq régions. Le désert était une partie dénudée de toute forme de vie. Il correspond au « trou » atmophérique, phénomène étudié et toujours inexpliqué aujourd’hui. Un gigantesque champ de force empêche toute personne d’y entrer. Enfin… Sauf si la personne en question est comdamnée à mort. C’est rapide et efficace… La jungle est le territoire des Amaziums, des animaux mi-chevaux, mi-tigres, qui attaque toutes autres formes de vie. Ils sont issus d’une manipulation génétique lâchées dans la nature et qui s’est reproduite avec un cheval domestique. La bête avait tué tous les scientifiques qui était censé la contrôler en à peine cinq minutes. Cette partie recouvre cinquante pour cent de la planète. Il y a ensuite les champs, où la majorité des Ifawliens travaillent, de même pour la partie concernant les mines, d’où Owen est issu. Que ce soit dans l’une ou dans l’autre de ses régions, la vie y est difficile. On y trouve à peine de quoi manger. Et, enfin, au dessus de tout le monde, le dôme, pour les riches. Le « président » y habite, entre autres, avec son Gouvernement, et les contremaîtres et les bourgeois s’étant attirés les charmes des ministres.

Owen, sa mère et ses six frères et sœurs n’avaient que deux pièces pour vivre, le salon, qui tenait lieu de chambre, de cuisine et de salle à manger, et la salle de bain, avec une douche crasseuse dont les tuyeaux tenaient une fois sur deux, et les toilettes, les seuls dans tout l’immeuble. Il n’y avait qu’un petit carré d’herbe rose pour près de trente personnes devant ce dernier, sali par les déjections des animaux des voisins. Seul le concierge s’estimait heureux dans son cinq pièces, raflant le peu d’argent que nous avions pour « payer » le loyer. Ou plutôt les femmes qui venaient chez lui tous les soirs…

Dans son appartement, la famille d’Owen avait réussi à s’organiser, tant bien que mal. Les plus grands s’occupaient des plus petits pendant que Mère faisait la cuisine. Owen était le second arrivé dans la famille, deux ans après Maria, sa grande sœur, avec qui il était très lié. Il y avait ensuite eu les jumeaux, Sally et Lollipop, puis est arrivé Tod, Georges et enfin Calypso, la petite dernière. Elle avait trois ans à peine.  L’extraterrestre n’osait même pas imaginer dans quel état devait se trouver sa planète natale actuellement. Certainement une ruine géante, comme à chaque fois qu’une guerre l’ébranlait.

Owen se laissa tomber sur l’un des fauteuils autour de la console. Elle se mit à luire étrangement, comme pour le consoler. Ce vaisseau lui faisait vraiment peur. Ce pouvait-il même qu’il soit vivant ? Ca semblait fort probable. Plus rien ne l’étonnait de toute manière. Il décida de faire un tour dans le monstre qui l’abritait, désespéré comme il était, ça ne pourrait lui faire que du bien. Il n’était pas seulement immense, de l’intérieur seulement, l’extérieur ressemblant de peu à une colonne romaine, il était infini. Il lui arrivait de se demander combien de personnes pouvaient vivre ici du temps où il était encore habité. Partout autour de lui, de grands cercles de lumière blanche illuminaient les murs. Il entra timidement dans ce qui semblait être une bibliothèque. Des centaines et des centaines de livres se trouvaient là, suspendus par le temps, dans un silence total.
Quelqu’un semblait l’avoir quittée précipitament, un verre était brisé sur le sol, des feuilles éparpillées sur le sol et le bureau. Curieux, il en attrapa une et se mit à la lire.

« Journal de Koscheii, Jour 959.

Il m’a encore échappé. Cette fois j’étais à deux doigts de le tuer. Si je suis devenu comme ça, c’est de sa faute. Ce bruit, qui me poursuit depuis mon enfance… Je savais que je n’aurais pas dû le suivre, il y a tant d’années déjà, à travers la brèche de ce stupide dôme en verre. Thêta. Il avait promis de veiller sur moi. Et il m’a conduit à la mort par la main. Pourquoi ? C’est la seule question que je lui ai posée, quand il a fui dans sa cabine, comme un lâche. Il m’a juste dit qu’il était « désolé » et il est parti. Je le déteste. Je le tuerai à mains nues s’il le faut. Peu importe le temps que ça prendra. Et après tout »


Owen resta un moment devant la page, certainement la dernière de ce journal. Les derniers mots étaient cachés par des tâches d’encre. Thêta. Ce nom lui semblait étrangement familier. Des Seigneurs du Temps en parlaient, sur sa planète.  Etait-ce une sorte de Dieu pour eux ? Comment ce Koscheii aurait-il pu être à deux doigts de le tuer alors ? Lui aussi c’était un Dieu ? Il se posait tellement de questions. La vérité, c’est qu’il était beaucoup trop curieux. On le lui avait toujours repproché, et ce, depuis son enfance.

L’Ifawlien prit un des livres se trouvant à portée de main. Il était bien lourd pour sa taille. Sa curiosité prit le dessus et il l’ouvrit. Une lumière dorée s’en échappa et des images commençèrent à se former. Lui, il le connaissait. Rassilon, le chef des Seigneurs du Temps. Ma mère le disait éternel. Foutaises. Le livre racontait l’histoire d’Oméga et de Rassilon, les créateurs de Gallifrey. Il montra un vortex temporel, la création de l’épreuve obligatoire pour tout Seigneur du Temps de huit ans de regarder ce vortex. Il le referma, comme si ce qu’il avait vu était un blasphème à ses propres croyances.  Rien de tout ça n’évoquait Thêta. Ni Koscheii par ailleurs. Frustré, il se mit à arpenter les étagères poussiéreuses, dans l’espoir de trouver un indice, n’importe quoi pouvant lui évoquer quelque souvenir. Il y avait des centaines, voir des milliers de livres dans cette pièce. La grande majorité d’entre eux étaient des romans, inter-planétaires, dont la moitié venait de la Terre. Ce Koscheii devait être attaché à la planète bleue. Une autre partie des livres étaient rédigés en gallifreyan et était donc totalement illisible pour lui. Il restait les contes pour enfant, mentionnant les Toclafanes, des espèces de croque-mitaine terrifiants, destiné sans aucun doute à effrayer les enfants. Il se surpris à penser que ces extraterrestres avaient énormément de similitudes avec sa propre espèce, en fin de compte.

Découragé, il quitta la bibliothèque et continua à errer dans les couloirs, sans but précis, incapable de savoir vers où il se dirigeait. Il était perdu, totalement désorienté dans ce labyrinthe de grillages métalliques. Il finit par entrer dans une pièce au hasard. Une chambre, visiblement. Il y avait un grand lit double, recouvert d’une couette en damier noire et blanche, roulée en boule. Les murs aussi étaient d’une couleur sombre, d’un noir pie sale. Les armoires, blanches, contrastaient avec le reste de la pièce. Surmontant la pièce, un lustre en pierre précieuse, créant des effets de couleurs sur les murs, tels des fantômes s’éloignant dans l’autre monde. Là encore, des pages à moitié entamées trainaient. Il hésita, se demandant si ce n’était pas trop indiscret de continuer à lire.

«  Journal de Koscheii. Jour 1059.

Il est trop tard pour fuir. Rassilon nous a tous appelés sur Gallifrey, pour nous battre. Les Daleks ont lancé une vague d’attaques sur Arcadia, on doit la protéger. Je ne sais même pas ce qu’il s’est passé. Ce n’est pas moi qui ai eu l’idiotie de provoquer Skaro. La Guerre du Temps, comme l’appelle désormais les Anciens, est débutée. La journée a été dure, on a perdu cinquante hommes, des gamins, le plus souvent, qui rêvaient de combats glorieux. Mais il n’y a rien de glorieux dans une guerre. Des femmes perdent leurs enfants, des pères agonisent, la boue et le sang coulent dans les égouts… Rassilon a fait exprès de les envoyer en première ligne. Il préfère les vieux soldats, ayant déjà de l’expérience. Ils n’ont même pas eu le temps de se régénérer, la mort les a attrapé. Je n’ai toujours pas croisé Thêta, mais, lâche comme il est, il a certainement déserté. Avec ses stupides humains de compagnie. La dernière fois que je l’ai vu, il en était à sa huitième incarnation. Avec un peu de chance, il se fera tuer au combat et je n’aurai pas à me salir les mains. Même si j’aimerai qu’il meurt dans mes bras, qu’il hurle jusqu’à son dernier souffle. Non, plutôt d’abord tuer ses chers compagnons, un à un, sous ses yeux, le couvrir de leur sang avant que le sien coule, se mêlant aux leur. Ce jour là ne tardera pas à arriver. Il faut juste que je mette la main sur lui. Ce n’est plus qu’une question de temps. Cours Thêta, cours tant que tu le peux, ta mort n’en sera que plus plaisante. »


Owen tremblait. Il ne savait pas pourquoi, il ne le connaissait pas ce Thêta. Et pourtant il avait peur pour lui. Vu la violence de ses propos, il se demanda ce que Koscheii pourrait lui faire s’il découvrait qu’il avait volé son vaisseau. Il ne se sentait plus du tout à l’aise, comme s’il était épié, observé par une force invisible. Et si c’était réellement le cas ? Non, vu le bain de sang qui avait eu lieu sur sa planète natale, il avait dû mourir. Il l’espérait profondément. Quelque chose d’autre avait attiré son attention. Pourquoi un Seigneur du Temps, aussi pompeux soit-il avait-il besoin de la compagnie d’un être humain à ses côtés ? Eux qui se prétendaient au dessus de tout et de tout le monde. Ils ne bougeaient de leur jolie citadelle que pour défendre leur planète. Au détriment de centaines d’autres. Ce Thêta était peut-être différent. Un troisième cœur ? Un deuxième cerveau peut-être ?

L’extraterrestre reposa la feuille et sortit de la pièce à reculons. Il avait besoin de prendre l’air. Tout de suite.


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